|
CHRONIQUE DES TERRES IMPERIALES : LA GENESE
Autrefois, la brillante civilisation des Elfes et le puissant royaume des Nains dominaient le monde connu. Leurs armées réunies avaient repoussé les hordes orques et la paix régnait désormais sur les terres habitées.
Depuis leurs somptueuses cités, les Elfes faisaient rayonner leur culture sophistiquée qui prônait la sagesse et l’équilibre, ainsi que le respect envers les esprits de la Nature.
Les Nains, bien qu ’ils ne l’aient jamais admis en raison de leur tempérament belliqueux et de leur ancestrale antipathie envers les Elfes, étaient habités par le même idéal. Du haut de leurs puissantes citadelles ou depuis leurs immenses cités souterraines, ils veillaient à ce que la paix et l’équilibre soient préservés.
Quant aux Hommes, ils vivaient alors au sein de petites communautés dispersées et autonomes. Mais s' ils n’avaient en ces temps anciens aucune unité politique, les Hommes étaient tout de même unis par une culture et des croyances communes. Effectivement, quasiment tous les Hommes du monde connu priaient alors un panthéon de Dieux ;Isthan la déesse dirigeante,Périakan dieu patriarche, Mermée dieu hermaphrodite, Aghalis déesse du souffle et Memnos dieu des mystère.
Durant ces siècles de paix, les Hommes ont prospéré et en divers endroits du monde se sont regroupés en royaumes. L’émergence de ces royaumes fut possible grâce aux dieux et à leurs prêtres.
Pourtant, un jour, et pour des raisons restées énigmatiques la relation entre les hommes et leurs dieux fut brutalement rompue. Les prêtres du panthéon furent privés de leur magie et la foi des adeptes, peu à peu, s’étiola. De ce silence des dieux il ne subsista que le chaos, les hommes perdant le lien spirituel qui les réunissaient au sein de la religion. Ces temps de trouble et de malheurs ne connurent une fin que lorsqu’une nouvelle religion emmerga au sein des mondes connus. Elle était composée de six dieux : Nérod, Hauros, Lénéa, Zillah, Agharès et Esthèron.
- Nérod apportait la Justice aux Hommes et ainsi garantissait l’Unité des royaumes.
- Lénéa apportait la Concorde et l’Harmonie, indispensables à cette nouvelle société.
- Hauros apportait l’Ordre dans les royaumes et la Lumière civilisatrice aux dernières tribus.
- Agharès apportait l’art de la Guerre, indispensable pour la défense et l’expansion des royaumes.
- Zillah apportait les Plaisirs, éléments de dynamisme, à cette société en pleine reconstruction.
- Esthèron apportait le Libre-Arbitre qui garantissait une certaine liberté de penser à chacun, ce qui favorisait les initiatives, importantes pour l’épanouissement de cette nouvelle société
Une société réinventée se bâtit autour du nouveau culte, le monde retrouva une unité autour de laquelle vivre et se développer. La paix et la concorde régnèrent pendant longtemps dans les terres connues.
Les anciens dieux du panthéon continuèrent pourtant à être adoré dans certaines communautés isolées. Si la plupart des hommes n’y croyaient plus, les adeptes du panthéon pouvaient prier librement et exercer les anciens cultes sans être inquiéter par les croyants de la nouvelle religion.
Mais la paix en ces temps anciens n’était qu’une trêve et elle prît fin quand les Orcs, désormais unis, rassemblèrent une immense armée. Ce fut la Première Grande Guerre contre les Orcs.
Les Elfes, les Nains et les Hommes s’unirent et réussirent à repousser les Orcs, mais cette victoire marquait déjà le recul des Peuples Anciens, comme nous les appelons aujourd’hui.
Quand la Seconde Grande Guerre contre les Orcs éclata ce sont les Hommes qui prirent la tête de la lutte, aidés en cet effort colossal par seulement quelques contingents Nains et Elfes.
Un homme, Dringlas I, uni alors les royaumes pour lutter contre les Orcs. Guerrier prodigieux et charismatique, homme providentiel aimé des dieux et sauveur désigné du peuple des hommes, tous les rois lui prêtèrent allégeance. Dringlas devenant ainsi Empereur, terme inventé à cette époque pour désigner le chef suprême de l’armée des hommes, se fut le prélude à la naissance de l’Empire.
Après une lutte acharnée, les Orcs furent de nouveau vaincus. Mais cette victoire, si elle concrétisait la puissance des hommes, marquait le retrait définitif des Nains et des Elfes, qui s’en retournaient au plus profond de leurs souterrains et de leurs forêts.
La gloire était immense pour Dringlas, et l’Empereur, chef suprême de l’armée des Hommes, devint tout naturellement et sans soulever aucune résistance le chef suprême du peuple des Hommes, une autorité au dessus des rois, en quelque sorte, le roi des rois. Ce fût la véritable naissance de l’Empire, dont la terre natale de Dringlas, qui prit le nom de Domaine Impérial, devint le centre administratif et politique. Nérel, capitale du Domaine Impérial et capitale de l’Empire, est depuis cette période le centre décisionnel des Terres Impériales, c’est là que siège l’Empereur et le Sénat, ce dernier étant constitué des représentants des royaumes qui composent l’Empire.
C’est également dans cette glorieuse cité que le culte de la Loi est apparu, initié et soutenu à l’origine par la noblesse du Domaine Impérial. Constitué des trois dieux Nérod, Lénéa et Hauros, le culte de la Loi est favorable à la Stabilité, il veut protéger et préserver ce qui a été créé, à savoir l’Empire, et dans sa forme originelle. Les fidèles de la Loi pensent que l’Empire est le meilleur gouvernement qui soit car il assure la Justice, l’Ordre et l’Harmonie à tous ses citoyens, mais aussi parce qu’il protège les Hommes contre les Orcs et autres monstres. Pour eux, il est donc nécessaire d’en assurer l’Unité et la survie. La Loi est devenue rapidement le culte traditionnel de l’Empire, la seule religion institutionnalisée et hiérarchisée des Terres Impériales.
Mais une autre tendance idéologique est apparue à la même période derrière les trois dieux qui ont également contribué au développement des royaumes des Hommes : Agharès, Zillah et Esthèron. Cette tendance a pris le nom de Chaos car elle est favorable à un éternel recommencement, à une éternelle création, elle ne veut pas s’arrêter là dans le développement du monde des Hommes, et de ce fait, elle est devenue peu à peu la voie du Changement, que l’on oppose à la voie de la Stabilité qu’est la Loi. Aux trois premiers Seigneurs du Chaos sont venues se greffer d’autres divinités, issues de cultes mineurs priés en divers endroits de l’Empire, pour atteindre le chiffre de huit, désormais caractéristique du Chaos.
Les deux tendances idéologiques, ou religions, se sont diffusées dans l’empire et se sont implantées de façon assez inégale dans les différents royaumes. Même s'il y eut alors une rivalité d’ordre idéologique, les deux religions ne se sont jamais affrontées physiquement, car les deux sont considérées comme faisant partie de l’Empire depuis sa création.
Puis une troisième tendance idéologique a fait son apparition. Issue des croyances des Peuples Anciens, la Balance, qui est plus une philosophie qu’une religion, s’est diffusée tant dans les régions urbanisées que dans les contrées barbares. Elle s’appuie sur la Nature et prône généralement l’Equilibre dans le monde et dans la société.
Dringlass 1er, laissa place libre aux trois nouvelles religions, qui purent se développer sans contrainte. Il n’en fut pas de même pour l’ancien panthéon, priés encore par quelques adeptes isolés. En effet la philosophie impériale prenait ombrage de ce culte ancien, implanté bien avant l’empire et difficilement contrôlable par les autorités impériales. Les panthéistes furent alors pourchassés et sommer de se convertir aux nouvelles croyances. Ce que beaucoup firent….Les temples furent détruits, les écrits confisqués, les adeptes harcelés jusqu’à ce que le panthéon disparaisse de la mémoire des hommes.
Ainsi, l’Empire a perduré, trouvant toujours un Equilibre entre Stabilité et Changement. Le dernier empereur, qui brillait par sa sagesse, était l’incarnation de cet idéal. Grâce à sa propagande il mettait en avant la nécessité et l’intérêt pour l’Empire de préserver cette diversité religieuse, dont il avait en sous main le contrôle.
Mais ce grand empereur est désormais mort, les haines et les rivalités jusque là étouffées sont prêtes à éclater. Dans le contexte troublé de la régence, l’Empire paraît menacé, il ne parvient plus à empêcher les conflits entre royaumes, et les doctrines religieuses semblent de plus en plus en contradiction.
|