LES CITES LIBRES


“Les hommes apprendront-ils jamais que la politique n’est pas la morale, et qu’elle s’occupe seulement de ce qui est opportun ?” Ari Thoro, maître de guilde de Vicinera


• Historique :

Les Cités Libres sont et furent toujours un territoire à part dans le paysage politique régional. Jamais d’accord mais toujours unies, aucun envahisseur ne peut affirmer s’en être véritablement emparé, les révoltes et les dissensions polluant ses objectifs. L’Empire en fit une province par alliances et par contrainte économique, pas par les armes.

Pendant très longtemps elles se contentèrent d’un rôle neutre dans les conflits, traitant avec chaque belligérent pour en tirer le plus de profit possible. Même pendant la dernière guerre contre les Ranarks, elles se bornèrent à se défendre.

La régence de Scipion fut pour elles un apogée sublime, où, guidées par la main avisée de leur procurateur au Conseil des Peuples, Armand du Gildor, elles instaurèrent un pont commercial exclusif avec la Confédération. Ce pont fit un peu plus leur fortune, et si leur pratique de l’esclavage fit grincer les dents des réformateurs, elle leur permit de redresser la tête quand les troubles dûs au piratage et à la guerre contre la Théocratie vinrent, et que les Cités approvisionnaient les confédérés en esclaves bon marché.

C’est à cette époque qu’Armand du Gildor mourut, sauvagement assassiné par le Théocrate et ses sbires, et que le déclin commença. La Confédération envahie, elles perdirent un allié et un partenaire, les dissensions internes se firent énormes pour élire un nouveau procurateur, et les Cantons instaurèrent un protectorat sur les Cités, pour officiellement les protéger des attaques navales des Ranarks. La flotte déclinait également, victime du harcèlement des Ranarks et des pirates.

La confiance et la prospérité revinrent quand la République fut instaurée sur les ruines impériales. Les routes se rouvrirent du fait de la fin de la guerre, les échanges reprirent, et la Confédération se libérait lentement mais sûrement, redevenant un client intéressant. Le fait que Tyrandia devienne l’Union Tyrandienne et soit de nouveau unie permit également à certains armateurs de renouer contact commercial avec l’est, au bonheur des marchands.

Finalement, le protectorat fut aboli, les Cantons devenant la victime de leur trop grande arrogance et mauvaise gestion, et les Cités pouvant de nouveau entretenir une armée confédérale.


• Présentation générale, sociétés et économie :


Les Cités Libres sont une confédération de 6 villes indépendantes qui disposent d’un organe central pour défendre en commun leur autonomie face à leurs belliqueux voisins, et ce depuis très longtemps.

Cette alliance est peu contraignante, il n’y a pas d’organe ou de magistrat permanent, les villes envoyant 3 plénipotentiaires tous les 4 mois dans le village de Palma Campana qui est copropriété de la confédération. C‘est seulement en cas de guerre que ce conseil devient permanent, il est uniquement chargé de la politique extérieure de la confédération. Il peut être réuni à la demande du général en chef de l‘armée qui est chargé d‘appliquer les décision du conseil confédéral. L’armée confédérale de 15 000 hommes, dirigée par le condottiere Michele De Angelis, est permanente.

Les Cités Libres forment une des régions les plus riches du monde connu, grâce à leur florissant commerce à travers les mers et les océans, et du fait du contrôle de la quasi totalité du commerce de l'Empire, chaque ville possède un marché sur la plus grande place où se réunissent chaque jour les marchands de passages ou permanents et sur laquelle se trouve le palais municipal, symbole de l‘indépendance.

Cependant si le commerce reste la principale activité, toute les professions y sont représentées: guerrier pour protéger les convois, chevalier de la noblesse urbaine, prêtre pour célébrer les cultes. Ils ont cependant tous une forte propension à marchander, et ils sont très pointilleux quand à leurs droits et ils font montre d'un fort patriotisme envers leurs cités d'origine.

Les Chevaliers de la noblesse urbaine jouent un grand rôle dans la vie des Cités. En effet ils jouent dans la plupart des villes un rôle politique important. De plus les grandes compagnies de commerce sont fondées et contrôlées par les grandes familles nobles ce qui leurs permet d'entretenir autour d'eux des spécialistes compétents dans différentes disciplines (religion, art, alchimie etc.). Si dans le Domaine Impérial les chevaliers sont également fonctionnaires, dans les Cités Libres ils sont souvent marchands.

D’un point de vue vestimentaire les Citadins ont un accoutrement proche de ceux portés lors de la fin du moyen age et au début de la renaissance sur la terre. Mais il existe quelques excentriques qui continuent à porter des vêtements d’un style plus vieillot.


- Ucello : cette ville est organisée autour de quelques grandes familles qui composent un Grand conseil basé sur la richesse. Ce conseil désigne pour 5 ans 1 doge et un Petit Conseil de 10 membres pour l’assister.
Les membres du grand conseil sont appelés Chevaliers et servent dans la cavalerie en cas de guerre. Tout les hommes des grandes familles ayant accomplis les cinq années de service militaire sont admis au Grand Conseil. Le reste des forces armées est surtout composé de mercenaires. La richesse de la ville repose sur le grand commerce maritime du fait de sa situation sur les côtes de la mer du Ponant.

- Vicinera :
il y a environ 30 ans la cité de Vicinera, a été le lieu d’une violente révolte populaire. Furieux devant leur incapacité à enrayer les famines chroniques et voulant un pouvoir politique en rapport avec leurs poids économique, les mineurs et les compagnons des ateliers sous la direction de Luigi Cavonarese et de Erasmo Fratellini chassèrent les membres du Sénat et placèrent la ville sous la direction d’un Gonfalonier assisté d’un chancelier préparant les lois, d’un lieutenant général chargé de la police et de l’armée et d‘un comptable général responsable des finances élus pour un an. De plus on accorda la citoyenneté à tous les habitants réguliers de la ville.
Les ressources principales de la ville sont ses mines de fer et de cuivre et les ateliers métallurgiques. On notera que Vicinera est le siège du CMI (Consortium Minier International). Il s’agit tout simplement d’une très vaste entreprise, qui possède les méthodes d’extraction du minerai les plus performantes. La majorité des nations (d’Empire ou non) font appel au CMI afin d’exploiter leurs mines. Il va sans dire que le CMI s’octroi une large part de bénéfices dans cette affaire. Ce consortium est dirigé par Althiof des Vaux, originaire de Falkenberg.

- Caldara : la ville possède un système politique particulier en effet, chaque métier est rassemblé dans une corporations qui rassemble dans une même Organisation: patrons et ouvriers en trois catégories celle des maîtres, celle des compagnons et celle des apprentis. Les 7 corporations les plus respectables (Changeur, Orfèvre, Pelletier, Verrier, Préteurs, Armateur, Tisserand) élisent un représentant au conseil des échevins, qui dirige la ville.
La production principale de la ville est son orfèvrerie.

- Falkenberg : l’organisation intérieure de la ville semble très proche de celle d’Ucello cependant ici c’est la famille Lugenhardt qui contrôle totalement le Sénat depuis une décennie et c’est toujours un de leurs partisans qui est élu Bourgmestre, ainsi cette famille possède un contrôle absolu sur la politique intérieure et extérieure de la ville. Bien que le commerce reste totalement libre.
La ville est réputée pour ses céramiques et la verrerie.

- Brnh : la particularité de la belle et antique ville de Brnh réside dans l’âge d’obtention de la citoyenneté qui est fixé à 50 ans. Avant on ne peut exercer ses droits civiques. La ville est dirigé par un échevin élu par ses pairs qui désignent pour l’aider un conseil restreint de 6 membres.
La ville est réputé pour ses différentes bières et liqueurs.

- Burkenhardt :
La cité fut longtemps dirigée par un conseil des magistrats, comme beaucoup. Mais il y a neuf ans, un prêtre de la Loi pris le pouvoir suite à une émeute, et organisa une tyrannie religieuse. Avec le Ragnarok et la fin des pouvoirs magiques du clergé, cette tyrannie pris fin et fut renversée par une conjuration d’ensorceleurs se faisant appeler le Conclave. Les conjurés, au nombre de six, ont donnés à la ville des institutions originales, tournées vers la magie, et dominées par le Conclave. Ce qui en fait la première magiocratie du continent. Sa position de port important sur l’océan permet à la ville de vivre de la transformation de la laine et du lin importé en pièces de tissu.

- Les baronnies :
entre le terroir de chaque cité existe une large bande de terre composée de petites baronnies qui empêchent deux terroirs de se toucher évitant ainsi toute tension liée à des problèmes de frontières. Cependant chaque cité tente d’étendre son influence sur ces baronnies car elles représentent un débouché et une source d’approvisionnement (surtout en nourriture) pour les villes. Le degré d’autonomie des baronnies dépend de leur éloignement par rapport aux Cités Libres.
C’est parmi les barons que les Cités Libres recrutent la plupart des condottieri, comme Michele de Angelis ou Guillem des Bandes Noires. En effet les nobles lèvent des troupes de mercenaires grâce aux revenus de leurs terres et se proposent aux services des cités. Les villes peuvent également avoir recours aux services de mercenaires étrangers.
Quelques barons suffisamment riches investissent également dans le commerce et offrent leurs services comme fonctionnaires ou diplomates (ils reçoivent en général une bonne éducation). Nombreux sont les petits nobles à entretenir des prêtres, des herboristes, des alchimistes, des artistes et des roublards pour s'occuper de leurs affaires.
Les Cités Libres tentent de mettre dans leur clientèle ces petites baronnies, source de tension entre elles qui dans le passé ont bien failli dégénérer en guerre ouverte.


- L'ordre des technicistes :

L'ordre est très structuré, il possède une hiérarchie qui va du Grand Pontife au simple croyant en passant par les prêtres, les mendrites, les diacres, les archimendrites et les archidiacres et les Pontifes. Le collège des Pontifes et le Grand Pontife résident à Palma Campana. Les six grandes villes accueillent chacune un archidiacre.
L'ordre prône un abandon de la magie au profit de la technologie, plus sûre et accessible à tous. Il va sans dire que quelques tensions existent entre l’Ordre et Burkenhardt.



Les Courants politiques :


Les Démocrates :
souhaitent imposer un régime démocratique à toutes les cités sur le modèle de Vicinera.

Les Aristocrates :
ils sont favorables à l'adoption de régime oligarchique dans toutes Les Cités Libres.

Les fédéralistes : eux sont pour renforcer le pouvoir central de la confédération et passer ainsi à une fédération pour lutter contre l'extérieur.


• La Religion :

Les Cités, en tant qu’ensemble assez disparate, ne sont pas accordées sur le point religieux. En fait, chacune possède ses lieux de cultes et ses habitudes, qu’aucune ne remet en cause. Le Panthéisme comme le Monothéisme y ont des adeptes, mais si le premier est populaire auprès des masses laborieuses, le second fait son chemin parmi les élites. En ce qui concerne le Culte des Héros, il est partout soutenu par un nombre croissant de disciples, qui commémorent en priorité la mémoire du procurateur des Cités Libres, Armand du Gildor.


PNJ importants :

Michele De Angelis, Baron d'Ordino

Général de l'Armée confédérale, Capitaine de la compagnie de la Maison Dorée : Condottiere (mercenaire). Il a bénéficié d'une solide éducation tant militaire que littéraire. C'est un capitaine courageux et droit, prêt à tous les sacrifices pour sa patrie. Il s'est illustré aux batailles du Val des Innombrables, et de la Plaine Chauve contre les Ranarks. Sa politique est de conserver la bonne entente actuelle entrent les villes et de renforcer la position politique des Cités Libres dans le monde et de favoriser le
commerce.


Guillem-Bertran Agnelli, Seigneur de Civitavecchia
Premier Lieutenant de l'Armée confédérale, Capitaine de la compagnie des Bandes Noires : Condottiere (mercenaire). Bras droit de Michele De Angelis qui lui accorde une grande confiance. Il est connu pour être un fervent fédéraliste. Il s'est illustré en tant que capitaine mercenaire au service de la ville d'Ucello.


Angelo Maria Da Riganda
Doge d'Ucello, est un chevalier urbain dirigeant une des plus riche compagnie commerciale des Cités ce qui lui a permis d'acheter les soutiens politiques nécessaire à son élection.


 
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